10Km d'Héricourt

RESULTATS 2019

Course des As   -   Course populaire   -   Course des lapereaux -   Course des lièvres

 

Tour des Glaciers de la Vanoise à Pralognan(73) – Dimanche 07 juillet 2019

 

 

Ce dimanche 7 juillet, Fred Mato et Fred Grand ont participé au trail le TGV (Tour des Glaciers de la Vanoise).

Cette course présentée par de précédents participants comme un des plus beaux de France, affiché à 73 kms et 3800 mètres de dénivelé dont 3/4 du parcours au-dessus de 2000 mètres, avait déjà attiré notre attention depuis quelques années. Nous nous sommes donc lancés avec plaisir.

Arrivée sur place à PRALOGNAN le vendredi, le samedi veille de course a été consacrée à l'habituelle préparation ainsi qu'au suivi live de nos valeureux compères Yoann et Stéph présents sous de fortes chaleurs à VAL d'ISERE à quelques dizaines de kms à vol d'oiseau de nous.

Les prévisions météo du dimanche matin n'étant pas bonnes, l'organisation a été contraint de proposer un parcours de repli soit disant moins exposé, revenant à priori au parcours historique du tour de le Vanoise, 60 kms et 3000 m de dénivelé. Nous sommes alors plus que sereins, ça va être moins dur. Ouais, nous en reparlerons après.

Départ à 6h00 pour environ 600 concurrents qui paraissent tous bien affûtés.

Nous passons directement à 2600 m d'altitude en 8 kms et atteignons le col de la Vanoise. Passage par le lac de la vache, les névés sont encore bien présents à ces altitudes, nous traversons ce lac en sautant de dalles en dalles situées en plein milieu, lieu magnifique. 

Les ravitos sont des refuges. Le parcours est assez exceptionnel de beauté, des glaciers, des points de vus à couper le souffle. Puis le dernier gros col situé à 15 kms de l'arrivée, le fameux col d'Aussois à 2916 m d'altitude, un vent glacial au sommet, une "tuerie". Fred Mato qui en a pourtant déjà vu d'autre le notera comme très dur.  

Côté résultats, environ 550 coureurs atteignent l'arrivée :

Fred Mato fini en 9h48' classé 147e. " J'ai trouvé ce trail difficile, moi qui était un peu déçu la veille qu'il ait été rogné de 13 kms et 1000 m D+, je peux vous dire que j'étais content d'arriver. Ce trail ressemble un peu à celui de Val d'Isère, on sent bien l'altitude ! "

Perso, je termine en 11h11' classé 287e, perdant sur la fin une trentaine de place. J'ai probablement sous-estimé la difficulté de ce trail et suis peut être parti un peu vite. Je termine éreinté. Mais au final heureux d'avoir su aller au bout. Je suis convaincu qu'une préparation spéciale montagne est nécessaire pour être au top sur ce type d'épreuve.

Un peu de repos s'impose désormais en juillet.

Encore bravo à Damien pour son résultat au 90 Kms du Mont Blanc, à Rémi lors du 42 kms du Mont blanc et Yoann pour son 70 kms à Val d'Isère. 

 

A bientôt pour de nouvelles aventures.....

 Probablement mi-septembre lors de l'Infernal Trail 120 kms pour entre autre les 3 Fred du groupe, ça va être sympa.

Bonnes vacances à tous.

 

 

Trail à Espelette(64) – Samedi 06 juillet 2019

 

 

Valérie et Denis DUBREUIL ont rajouté un peu de piment à leurs vacances, bonne lecture :

 

« Le support du challenge national de trail de l'ASCEE s'est déroulé sur le trail des crêtes d'Espelette les 5 et 6 juillet.
Cela commençait le 5/07 avec un 7,5 km en nocturne départ 22h30.
Le 6/07 avait lieu - une rando gratuite de 15,5 km (joëllette acceptée)
                            -une marche dite "miam -miam" de 16,7 km avec repas dans une bergerie.
                            -une marche nordique de 14 km
                            -et 4 courses un 7/14/21/28 km. 
C'est sur le 28 km et 1400 mètres de dénivelé que Valérie et moi-même sommes inscrits.
Arrivé la veille nous avons déjà pu profiter des sublimes paysages du pays basque. Le départ
est prévu à 13h30, un soleil bien présent nous promet une course difficile. Un retard de 10mn
nous est annoncé sur la ligne, plus de mille coureurs s'impatientent sous un soleil de plomb.
Le top est donné, 3 km dans les rues d'Espelette à une allure vraiment tranquille et nous voilà
au pied du Mondarain altitude 926m. 8km de montée avec de bonnes portions bien raides.
L'envie et là et les jambes aussi cela présage une belle course, je remonte un bon nombre de 
coureurs étant parti à l'arrière avec Valérie. Les paysages sont grandioses et les points de vue
juste impressionnantes. Les kilomètres s'enchainent et la forme est toujours là, au 18éme
petite baisse de forme. Je m'alimente et je retrouve l'envie et les jambes. Les 3 derniers kilomètres
sont en descente cela va faciliter le final. Je termine en 3H05 mn à la 137éme place au scratch, 18e   M2H et
Valérie fait une superbe course et termine en 3H24 mn à la 311éme place au scratch et 10éme M1F.
Je l'attendais tranquillement quand je l'ai vu passer comme une fusée avec 10 minutes d'avance sur ce que j'avais prévu.

Après un ravitaillement bien mérité, elle me confie que rien ne pouvait lui arriver aujourd'hui.
Elle était en super forme et elle a pris énormément de plaisir sur ce parcours qui l'a enchanté.
Pour le chalenge national Valérie termine 1ére M1F et moi 4éme M2M.
Après la remise des récompenses ASCEE où Valérie est montée sur la plus haute marche, direction
les deux tentes dressées pour le repas d'après course où plus de trois mille convives étaient attendus.
Une ambiance du tonnerre et une organisation optimale pour assurer le service de plus de trois mille personnes en 
seulement 15 mn. Nous avons vécu une expérience inoubliable. Merci les Basques. »

 

 

HIGH TRAIL VANOISE à Val d’Isère(73) – Samedi 06 juillet 2019

 

 

Merci à Yoann LORRAIN pour ce topo qui donne un peu le vertige, bonne lecture :

 

« L’avant course est un mélange d’appréhensions, de doutes, d’excitations et de revanche sur 2018.

Le plan ‘’théorique’’ : Partir vite pour gagner 1h sur les barrières horaires au KM50, 0 prise de photos, ne pas se mettre dans le rouge, arriver frais au KM50 et finir les 20 derniers KM inconnus.

(J’adore quand un plan se déroule sans accros !!!)

Jour J 4h00 du matin : 14 degrés déjà, aïe ! 

GO : Un positionnement sur la ligne de départ dans les premiers, Je pars très vite (trop) un faux plat montant et une altitude mini à 1800m égalent = un cardio dans le rouge !

Pas grave, je diminuerai le rythme plus tard (c’est mon point FORT, la gestion de course).

22 minutes d’avances par rapport mes temps de 2018 au col de Fresse au KM11, 23 minutes au sommet de la Grande Motte au KM19, 1h14 à la Daille au KM36, Parfait.

J’ai essayé de récupérer pendant la longue descente (passant de 3600m à 1800m).

Me voilà au pied du KM vertical au Picheru, il est 10h le soleil tape il fait déjà chaud (0 ombres), suite à des orages, pas d’accès en voiture au lac de la Sassière pour l’organisation : 0 ravito jusqu’au Fornet au KM 50 (obligation de se charger en eau et alimentaire pour tenir pendant 4h00 sans assistance).

C’est là que ça merde………… Le KM vertical se monte difficilement (1h45 pour 4km 1000m) Ça chauffe trop avec ce soleil à découvert.

Ensuite du sommet du KMV au Fornet, je commence mes séances de cryothérapie : à chaque tache de neige, je me couche dans la neige pour refroidir les jambes + fessier et une boule de neige sur la tête !

KM50 : Je ne le sais pas encore, mais je suis seulement à la moitié de course en termes d’effort !

Le fameux KM50 : Mon état général est un poil mieux que 2018, avec des avantages : 1h20 sur la barrière horaire (C’était 10min en 2018), pas de Dom pour me ramener en voiture, Christelle et les enfants présents (ne pas décevoir) et Stéphane avec moi pour m’aider à finir (il est surement plus frais que moi, il connait la fin du parcours et il est finisher 2018), je ne pouvais pas rêver mieux, un parfait compagnon de voyage et un Allier pour être finisher 2019.

On part…. direction le col de L’Iseran à 2800m (4Km 650m D+)…. Je pars devant dans un rythme confiant & joyeux ! 10 mètres plus loin, je me retourne Stéphane ne colle pas, BEN !!!

Je ralentis…. Il recolle…. 20 mètres plus loin… Idem AH, y un truc ! Je décide de me mettre derrière, c’est Stéphane qui mettra le rythme de course dans la montée…..on monte 2km ensemble très lentement (cela me convient tout de même, ça me permet d’être en sous régime et de récupérer de l’énergie pour la suite). Malheureusement, on se quitte à mi montée du col de l’Iseran (Pas de jambes pour Stéphane) Dommage pour nous !

J’arrive au sommet du col de l’Iseran épuisé avec 51min d’avance sur la barrière horaire. HS !!!  1 Chamboulement mental : Je ne peux pas finir cette course :

Je ressens encore PICHERU, gastriquement une catastrophe (MOI qui peut manger des TUC pendant 24h sans souci, je ne me reconnais pas) je ne mange quasi rien depuis PICHERU, à peine une gorgée d’eau toutes les 10 minutes, je frôle la déshydratation (les pertes ne sont pas compenser) mal aux ventres…. Rien ne va ! pire que HS !!! Ça existe si si… 2 chamboulement mental : il faut commencer par faire une boucle de 8km 600m D+/D- (Aiguille PERS à 3100m) à GAUCHE et seulement après partir à DROITE pour les 7 derniers km….. et tu vois les coureurs de DROITE !!!!!!!!!!

Une des clefs de la réussite (à méditer), C’est de ne pas HESITER, ne pas perdre de temps et s’engager rapidement à GAUCHE. Pourquoi ?

Car tu te dis j’ai déjà commencé à réduire la boucle de l’Aiguille PERS de quelques mètres (peu importe l’échelle : reste 7,99km)…. Et c’est parti….. avec 0 énergie et vu l’état des autres coureurs autour de moi…

On dirait une course d’escargot !

Plus de 2 heures pour faire 4km 600mD+, j’ai fait + de 50 micros pauses, je marche ou du moins je piétine ! 20 pas et je m’assois 30 secondes, X fois….C’est interminable …. Toutefois, j’entrevois une jolie crête enneigée (et dangereuse, je me rappelle Fréd V qui disait se mettre les mains de chaque côté des yeux à cause du vertige que cela lui occasionnait) avec les vertiges de l’altitude combiné à la fatigue, je me demande toujours pourquoi il n’y a pas plus d’accident mortel.

Sommet aiguille PERS, le dernier point noir du parcours est atteint… une lueur d’espoir renait…. Plus de problème de souffle et de cardio, Maintenant c’est de la descente…. reste à voir si c’est possible dans les temps.

Il est 17h45, heure limite 21h. Reste environ 11km 250m D+ et 1400m D- à faire en moins de 3h15, un regain d’énergie se réveille c’est possible ! Je crois qu’à ce moment je savais que j’avais gagné J

Reste une descente dans la neige pour retrouver le col de l’ISERAN à 2800m, 1 montée à faire pour franchir le tunnel qui traverse la montagne et la longue descente….. qui sera ponctuées de 3 dernières montées… ras le bol ! (L’organisation veut vraiment se démarquer avec une signature unique : TRAIL DUR, CORIACE, EXIGEANT, DIFFICILE, …… en un temps assez faible).     

Finish à 20h47 en famille (scratch 193/259 finisher / sur 445 partants et 186 abandons 42%) ……. Avec 13 minutes, je suis large !!! J

Je pensais connaitre mes limites et les avoir côtoyé et franchis à la TDS, au 90km du Mont blanc et à l’UTMB. Et ben nan, HIGH TRAIL VANOISE de Val d’ISERE/TIGNES est encore un cran au-dessus !!!

Il y a beaucoup plus à raconter…. C’est un résumé très simplifié….Vous vous retrouvez peut être dans ce récit les traileurs de l’édition 2018.

Bref, Fred GRAND et Audrey…. à vous en 2020 (c’est possible… avec une bonne préparation et du mental à 200%)

Nota,

J’ai toutefois fais 92 photos + 1 vidéo !!! (obligé, c’est plus fort que moi !)