10Km d'Héricourt

RESULTATS 2018

Course des As   -   Course mixte   -   Course des lapereaux -   Course des lièvres

PHOTOS 2018

Photographe 1Course des lapereaux -  Course des lièvres -  5Km -  Course des As -  AutresPodium

Photographe 2Course des lièvres -  5Km -  Course des As -  AutresPodium

VIDEO 2018 : https://youtu.be/4d5KXC6uHvE

Autres photos réalisées par un coureur : https://photos.app.goo.gl/nce7QRshiy8FgGLb7

 

Trail de la vallée Baumoise à Baume Les Dames(25) – Dimanche 08 juillet 2018 

Elise CORNRVAUX n’a pas fait le déplacement pour rien, nullement impressionnée par les 600m de dénivelé elle signe là une nouvelle victoire sur les 16km de ce parcours en 1h43’…

 

Trail des balcons d’ORBEY(68) – Dimanche 08 juillet 2018

Seul représentant du club, Michel CRUDER boucle ce tracé de 26km en 3h29’52, il se classe 271e et 7e M3.  

 

High Trail Vanoise à Val d’Isère(73) – Du 06 au 08 juillet 2018

Encore une épreuve d’anthologie réalisée par nos 11 traillers répartis sur les différents formats de course, voici le récit de Frédéric VANNSON en attendant les résultats complets, accrochez-vous et bonne lecture :

« Debout 01H00 … pour un départ à 4H00… Autant dire que la nuit était courte … et la journée s’annonce longue, TRES LONGUE.

Très heureux de me voir sur la ligne de départ avec mes amis  du club, ça fait plaisir de se voir aussi nombreux au départ d’un des plus beau trail des Alpes.

C’est les +5400 avec 2 passages à plus de 3000 (dont 1 à 3650) qui m’ont motivés à m’inscrire (et bien sur le déplacement club)

Je n’avais jamais passé la barrière des + 3000 …. Et oui, je suis vosgien et chez moi ça s’arrête à 1424.

 

D’habitude, j’ai le stress au départ d’une course pareil, après quelques expériences, j’ai compris que le stress pour moi sur ce type de course était lié au fait que j’avais peur de ce qui allait m’arriver, … en gros, vais-je finir ou pas ??? Comment je serai au bout de 5H ? 10H de course ?

 

Mais là, aucun stress … normal, comme je traine une méga tendinite sous le pied qui me fait très mal après une journée de boulot et quelques centaines de mettre en marchant, je sais que je ne vais pas rallier l’arrivée.

De plus, cela fait 1 mois que je ne fais pas 1 km de course à pied, (que du vélo et de la natation) , la musculature spécifique (surtout pour les descentes) n’a pas été réalisées.

 

Donc objectifs :

  • Se faire plaisir
  • Partir en mode rando course
  • Gérer les étapes une par une sans penser à l’arrivée qui est impossible au moment du départ
  • Arriver avec minimum ½ d avance sur toutes les éventuelles barrières horaires franchies
  • Et aller le plus loin possible sans me mettre trop minable.

 

Le départ est donné, on est tous ensemble au moment du départ, mais la bousculade dans les premiers mètres nous a séparé petit à petit

C’est avec Fred (GRAND). que je suis resté … très bon candidat pour passer les 2 premières heures

Nous avons discuté, admiré les paysages lunes / étoiles / sommets … grandiose, le lever du soleil se fait également en sa compagnie, le top.

A l’approche du glacier de Tignes, nous sommes encore ensemble … parfait pour gérer l’équipement de montagne avant l’ascension de la grande motte. (gans, chainage des baskets, lunettes… ) à deux, au moins, on a pu s’équiper sans enlever le sac à dos, organisation au top. Merci Fred.

Je décide de lever le pied, Fred est bien et reste une centaine de mètres devant moi pendant toute l’ascension.

Je profite de passer un moment de compétiteur à spectateur, en effet, sur cette portion, nous croisons les premiers qui font la descente du glacier, je pourrai comparer 1H plus tard leur technique de descente à la mienne … Il y a un monde d’écart J.

Vient le moment de la zone d’escalade, moi qui ai un petit vertige, j’appréhendais ce passage. Je ne faisais pas le malin dans la zone rocheuse, la corde était bien attachée dans mes mains, elle ne pouvait pas m’échapper. (20 minutes de bouchon pour gérer le passage l’un après l’autre L)

 

Au sommet…. La méga banane, baptême d’altitude, paysage splendide, vues à 360° inédite pour moi, superbe vue sur le mont blanc……..

Je m’autorise 10 minutes au sommet pour profiter de la vue et de me remettre de mes émotions.

Et puis vient le moment de la descente avec de nouveau 15 minutes de bouchon, un nouveau passage difficile dans le vide nous impose un passage à la queue leu leu.

Ensuite, 2000 mètres de D- jusqu’à Tignes.

Fred G est loin devant, Joel (CONTE) me rattrape, je ne le reverrai plus jusqu’à l’aire d’arrivée. Bravo champion, tu es bien parti pour ton défi de l’année (UTMB)

Fred (MATOSEVIC) est quant à lui déjà très loin, il a l’habitude … avec un UTMB ds les pattes, pas de soucis, il sait gérer. C’est un dur à cuir.

¾ de la descente sur la glace et la neige, une fois sur terre, je m’offre une nouvelle pause de 15 minutes : remplacement des chaussettes mouillées, je les attache sur mon sac pour qu’elles sèchent, car il y aura de nombreux passages dans la neige avec beaucoup d’occasions nouvelles pour les mouiller de nouveau.

Passage ds Tignes, le pied me fait mal, mais j’ai géré la descente sans taper ds les muscles.

12H00, La première partie de la montée du Picheru se fera avec Yoann (LORRAIN) qui est avec moi au ravito de la daille, DOM (QUETIN) est là pour nous encourager, il nous annonce que Fred G est devant à ½ heure.

Yann profite de quelques passages à l’ombre pour ‘refroidir’ la machine, je le laisse au bout d’un tiers de la montée, j’apprendrai à l’arrivée que les barrières horaires ont eu raison de lui (pourtant lui aussi finisher de l UTMB .. .autant dire qu’il ne fallait pas trainer sur le parcours pour finir.

Je retrouve mon Fred qui n’est pas bien, coup de chaud, Vomito, allongé dans les cailloux, en plein soleil, il a l’habitude de gérer ces situations mais là il est bien entamé. Il repartira …. Je vous laisserai suivre la suite ds son résumé.

Au ravito du lac de la sassière … le marathon est franchi, je reviens sur Damien (PAGNOT) qui n’est pas très bien, il a un début de nausée… pas bon signe pour la suite.

De mon côté, je suis ‘bien’, Changement de chaussette et maillot

Nous décidons de repartir ensemble, nous ne nous mettons pas la pression … étape par étape, je ne pense plus à mon pied qui me fait mal, car depuis, les douleurs musculaires des cuisses ont presque pris le dessus.

L’objectif maintenant est de finir, ENSEMBLE, il nous reste 29 km à réaliser

Encore merci à notre DOM qui est de nouveau là pour nous encourager au 50e (au Formet)

Vient la seconde très grosse difficulté de la journée, l’aiguille PERS, 1400 de D+ en passant par le col de l’iseran à mi-chemin.

Nous avons bien géré la montée, puis dans l’ascension finale, Damien à un de nouveau un coup de moins bien, il a eu du mal à prendre des calories au ravito du col, après quelques pauses et pâtes de fruits, de nouveau étapes par étapes sans penser au sommet, nous sommes en haut OUF, le plus dur est fait, … ou presque, il reste un passage sur une corniche où le vide à gauche n’est pas très loin L L j’avance , la tête tournée à droite et ma main gauche me cache la superbe vue à gauche (…. Le vide)

Je limite mon champ de vision au stricte minimum … mes pieds, et c’est Damien qui m’informe du reste à franchir.

Une nouvelle pause bien mérité s’impose au sommet, Damien retrouve des couleurs, il est en meilleur état, on sait maintenant que ça va le faire,

Une belle partie de ski nous attendant pendant toute la descente, sympa, on s’est bien éclaté.

De nouveau un passage au ravito du col avant de franchir la dernière petite difficulté de la journée +300 de D+, soit 2 pierres plates (notre référence en terme d’entrainement pour nous les SGH, ET oui, quand on est Hericourtois, on fait avec ce que l’on a … mais c’est toujours mieux que les hollandais ou les parisiennes que nous avons croisés.

Mais, là … mauvaise nouvelle, on nous annonce que nous n’avons plus que 9 minutes d’avance sur la barrière horaire (barrière qui n’a cessée d’évoluer par l’organisation pendant toute la course .. ; du coup, difficile de se caller dessus…. Seul petit bémol de la superbe organisation de Val D’Isère.

Il ne faut donc plus tarder, nous avons même fait l’impasse de la photo dans le tunnel de la roche percée (Moi qui croyais en montant la veille en voiture que l’aiguille Pers était cette roche percée L L L Malheureusement, elle était bien plus terrible que cela) …. Mais ne valait-il pas mieux ne pas savoir avant ???

Après une petite zone encore très technique, nous franchissons le passage du tunnel avec une nouvelle émotion, toutes les difficultés sont derrière nous, il ne nous reste plus que la longue descente sur VAL D’ISERE (7Km 1200 de D-)

 

On sait que nous allons finir ds les temps, nous oublierons les dernières petites bosses difficilement visibles sur le dénivelé de l’impression que j’avais réalisé, mais qui nous ont bien coupées ds notre élan.

 

L’arche est franchie ensemble 10 minutes avant la barrière horaire après 17H30 de course (arrivée à 21H20 …. Juste avant la nuit J)

Heureux, inimaginable pour moi au moment du départ,

Merci DAMIEN pour ce ‘bout’ de chemin fait ensemble.

 

CONCLUSION :

Si nous savions ce que nous sommes tous capables de faire …. Nous irions très loin. »