Meeting d'Héricourt - Mercredi 27 Juin 2018

Résultats Meeting - Résultats animation


Ce topo vient en complément de celui de Fred VANNSON qui nous a déjà bien fait vibrer, un grand merci à Fred GRAND :

« Le WE des 6, 7 et 8 juillet, 12 athlètes des SGH étaient présent à Val d'Isère à l'occasion du High Trail Vanoise.

Ce coin de Savoie est exceptionnel : Le massif de la Vanoise, les cols de l'Iseran limite entre la Haute Maurienne et le Haute Tarentaise, Bonneval sur Arc (lieu où nous logions), autant de photos ou de cartes postales faites par chacun d'entre nous, qui resterons gravées dans nos mémoires.

Comme d'habitude pour ce type d'épreuves , l'organisation proposait x formats de courses : Des courses jeunes , un KV ( kilomètre vertical ) , un 20 kms , un 42 kms / 3600m D+ ( Trail des 6 cols ) , et un 70 kms / 5400m D+ ( High Trail Vanoise ).

Nous mettons en avant l’organisation au top par le club des sports de Val d'Isère et ses gros moyens, avec certaines personnalités d'ailleurs bien connues :

Son très sympathique président Vincent JAY médaillé olympique de biathlon ou l'infatigable speakeur Dominique CHAUVELIER x fois champion de France de course sur route.

Des personnes incroyablement disponibles lors d'échanges ou à l'occasion de la présentation de notre club des SGH, ce que nous n'avons pas manqué de faire, même sur TV Val d'Isère.

Ces anciens sportifs de haut niveau sont réellement impressionnés par notre capacité à pratiquer en amateur ce sport tellement prenant qu'est l'ultra trail. 

Ils ont quand même finis par refroidir l’ambiance, annonçant des courses, en particulier le format 70 kms, comme étant l'un des trails les plus durs et relevé d'Europe, de par les pentes et l’altitude, le tout entre 1800 m et 3600 m.

Un minimum prévenus, nous savions déjà tous que çà serait extrêmement ardu avec ses barrières horaires très serrées. Même pour les plus aguerris, il ne faudrait pas trainer en route ou s'éterniser aux ravitos.

Nous souhaitons aussi remercier toute la sympathique famille CAMETTI, en vacance dans le secteur. Céline n'a pas été avare d'encouragements tout au long des courses.

Stéphane a d'ailleurs été l'instigateur de ce WE course à Val d'Isère.

Côté résultats :

Le dimanche, sur la course jeune 12/15 ans, 2 kms / 70 m D+, Perrine CAMETTI termine en 11'14", elle se classe 5° féminine et monte sur le podium.

Au préalable le vendredi, Dominique QUETIN partait pour son KV (1000 m de dénivelé pour à peine plus de 3 kms).

La fameuse face de Bellevarde et sa descente olympique en était le terrain de jeu.

L'ensemble du groupe l'a soutenu; 2 trajets allé/retour en télécabine gratuits pour l'occasion.

Les 5°, le vent et le brouillard au sommet ne sont pas venus perturber notre ami qui s'était fixé l'objectif de passer sous l'heure, ce qu'il a fait en 57'37".

Lors du retour, c'est là que l'interview avec TV Val d'Isère a eu lieu, moment très sympathique de convivialité. Les SGH passent à la télé !

Nous tenons aussi à remercier notre Dom pour l'impeccable organisation de ce WE.

Puis le samedi départ à 8h30 du Trail des 6 cols (3600 m D+ sur 42 kms).

3 collègues sont au départ : Steph (revanchard par rapport à l'édition 2016), Rémi BOLMONT et Jérome MULLER (les 2 compères pas des plus optimistes la veille du départ).

Steph qui connait le parcours part devant. Rémi et Jérome font course communes sur la première partie et sont très prudents.

Puis ensuite, les kms usant les organismes, chacun fait sa course.

Steph dit " Au ravito du col de l'Iseran 2, je fais une hypothermie suite à l'ascension de l'Aiguille Pers (3300 m), il m'a fallu attendre 30 mn avant de pouvoir reprendre la route, et c'est recouvert de plusieurs couches que je rattrape Jérome qui m'avait doublé au ravito, et nous décidons de finir la course ensemble, esprit de groupe trail «.

Jérome signale avoir beaucoup souffert musculairement dans les descentes et se dit très surpris d'avoir su terminer ce truc de dingue.

Rémi fini marqué. Rejoint par Fred MATOSEVIC sur le grand format, ce dernier décide d''accompagner son pote en souffrance.

Un mail très touchant de Rémi qui remercie et félicite ces collègues, illustre bien l'état d'esprit rare des membres qui composent ce groupe.

Quel bonheur de voir nos 3 gaillards rayonnant après leur arrivée.

Enfin, le samedi départ à 4H00 du High trail Vanoise (5400 m D+ sur 70 kms).

7 fadas sont au départ. Nous avons quand même tous biens mesurés les difficultés qui nous attendaient.

Fred VANNSON et Yoann LORRAIN semblent plutôt décontractés.

Fred MATOSEVIC semble plus tendu que d'habitude.

Joel CONTE et Damien PAGNOT paraissent très tendus.

Audrey BERNARD et moi sentons déjà que ça va être très dur et que la barre est peut-être un peu haute.

La course est superbement décrite dans le topo de Fred V.

Les capacités athlétiques générales ont parlées, seuls les plus forts parviennent à finir.

Les 2 grands moments restent quand même la Grande Motte et ses 3650 m, puis l'Aiguille Pers et ses 3300 m, passages en très haute montagne, de l’escalade, 20 kms de parcours enneigé, ou le port de crampons (YAKTRAX) ont été parfois obligatoires ou conseillés.

Audrey, pas en jambes dès le départ, doit s'arrêter au ravito du lac de Sassière au 42° km; " j'ai été incapable de repartir après m'être assis " a-t-elle dis. Nous comprenons la frustration. Mais nous pensons aussi que nous ne devons pas trop jouer avec nos propres limites. A un moment, il est raisonnable de savoir l'accepter.

Yoann, en manque de préparation, arrêté au ravito du Fornet au 49° km; on s'est certainement croisé au ravito du lac de Sassière ou il n'y avait pas plus de 5 coureurs, mais on ne s'est pas vu ! Je suis déjà convaincu que notre ami, finisher UTMB l'année dernière, contrarié par le 1e  abandon de sa carrière, se présentera à niveau au départ l'année prochaine.

Perso, je suis très bien la première partie de course, j'en suis même surpris. Mais la pression des barrières horaires ensuite et une certaine négligence au niveau hydratation ont entrainé un abandon à mi col de l'Iseran au 52 ° km et 4000 m D+ fait. Je ne suis pas déçu de cette issue, je reste lucide, il m'aurait fallu au minimum 19 heures, alors que les barrières étaient à 17 heure 30. Ca ne remet pas en cause ma participation à l'UTMB fin aout ou je pense que les barrières me conviendront mieux.

4 collègues parviennent à finir. 221 concurrents seront classés sur les 380 partants.

Fred V fortement marqué à l'arrivée et Damien dans le dur toute la fin de la course et plusieurs fois nauséeux ont décidé de faire course finale commune. Ils disent que çà leur a certainement permis de rester dans les clous , " à 9 ' des barrières à un moment " signale Fred V . Ils terminent en 17 heures 15' finalement classés 212 et 213 °.

Joel a fait un début de course prudente, il termine apparemment assez fort. Il se classe 167° en 16 heures 21'. C'est un excellent résultat. Chapeau binôme. " Je ne suis pas très optimiste pour l'UTMB fin aout " dira-t-il après. Nous sommes au contraire tous convaincu que tous çà se présente sous les meilleures hospices pour lui !      

Fred M, quant à lui, nous a une nouvelle fois démontré toutes ses capacités et son potentiel. " Ça m'a rappelé l'Echappée Belle en Belledonne, et j'ai pour la 1° fois ressenti des débuts de nausée " a-t-il dit. Il termine en 15 heures 58' et 149°, course réalisée sans les bâtons, en ayant perdu une quinzaine de mn à aider Rémi. Quelle satisfaction personnelle cela doit être !        

Nous croisons d’ores et déjà les doigts pout lui pour la " Diagonale " à la réunion à l'automne.

Maintenant quelques jours de repos bien mérités s'imposent.

A très bientôt pour de nouvelles aventures. »

 

Trail de la vallée Baumoise à Baume Les Dames(25) – Dimanche 08 juillet 2018 

Elise CORNRVAUX n’a pas fait le déplacement pour rien, nullement impressionnée par les 600m de dénivelé elle signe là une nouvelle victoire sur les 16km de ce parcours en 1h43’…

 

Trail des balcons d’ORBEY(68) – Dimanche 08 juillet 2018

Seul représentant du club, Michel CRUDER boucle ce tracé de 26km en 3h29’52, il se classe 271e et 7e M3.  

 

High Trail Vanoise à Val d’Isère(73) – Du 06 au 08 juillet 2018

Encore une épreuve d’anthologie réalisée par nos 11 traillers répartis sur les différents formats de course, voici le récit de Frédéric VANNSON en attendant les résultats complets, accrochez-vous et bonne lecture :

« Debout 01H00 … pour un départ à 4H00… Autant dire que la nuit était courte … et la journée s’annonce longue, TRES LONGUE.

Très heureux de me voir sur la ligne de départ avec mes amis  du club, ça fait plaisir de se voir aussi nombreux au départ d’un des plus beau trail des Alpes.

C’est les +5400 avec 2 passages à plus de 3000 (dont 1 à 3650) qui m’ont motivés à m’inscrire (et bien sur le déplacement club)

Je n’avais jamais passé la barrière des + 3000 …. Et oui, je suis vosgien et chez moi ça s’arrête à 1424.

 

D’habitude, j’ai le stress au départ d’une course pareil, après quelques expériences, j’ai compris que le stress pour moi sur ce type de course était lié au fait que j’avais peur de ce qui allait m’arriver, … en gros, vais-je finir ou pas ??? Comment je serai au bout de 5H ? 10H de course ?

 

Mais là, aucun stress … normal, comme je traine une méga tendinite sous le pied qui me fait très mal après une journée de boulot et quelques centaines de mettre en marchant, je sais que je ne vais pas rallier l’arrivée.

De plus, cela fait 1 mois que je ne fais pas 1 km de course à pied, (que du vélo et de la natation) , la musculature spécifique (surtout pour les descentes) n’a pas été réalisées.

 

Donc objectifs :

  • Se faire plaisir
  • Partir en mode rando course
  • Gérer les étapes une par une sans penser à l’arrivée qui est impossible au moment du départ
  • Arriver avec minimum ½ d avance sur toutes les éventuelles barrières horaires franchies
  • Et aller le plus loin possible sans me mettre trop minable.

 

Le départ est donné, on est tous ensemble au moment du départ, mais la bousculade dans les premiers mètres nous a séparé petit à petit

C’est avec Fred (GRAND). que je suis resté … très bon candidat pour passer les 2 premières heures

Nous avons discuté, admiré les paysages lunes / étoiles / sommets … grandiose, le lever du soleil se fait également en sa compagnie, le top.

A l’approche du glacier de Tignes, nous sommes encore ensemble … parfait pour gérer l’équipement de montagne avant l’ascension de la grande motte. (gans, chainage des baskets, lunettes… ) à deux, au moins, on a pu s’équiper sans enlever le sac à dos, organisation au top. Merci Fred.

Je décide de lever le pied, Fred est bien et reste une centaine de mètres devant moi pendant toute l’ascension.

Je profite de passer un moment de compétiteur à spectateur, en effet, sur cette portion, nous croisons les premiers qui font la descente du glacier, je pourrai comparer 1H plus tard leur technique de descente à la mienne … Il y a un monde d’écart J.

Vient le moment de la zone d’escalade, moi qui ai un petit vertige, j’appréhendais ce passage. Je ne faisais pas le malin dans la zone rocheuse, la corde était bien attachée dans mes mains, elle ne pouvait pas m’échapper. (20 minutes de bouchon pour gérer le passage l’un après l’autre L)

 

Au sommet…. La méga banane, baptême d’altitude, paysage splendide, vues à 360° inédite pour moi, superbe vue sur le mont blanc……..

Je m’autorise 10 minutes au sommet pour profiter de la vue et de me remettre de mes émotions.

Et puis vient le moment de la descente avec de nouveau 15 minutes de bouchon, un nouveau passage difficile dans le vide nous impose un passage à la queue leu leu.

Ensuite, 2000 mètres de D- jusqu’à Tignes.

Fred G est loin devant, Joel (CONTE) me rattrape, je ne le reverrai plus jusqu’à l’aire d’arrivée. Bravo champion, tu es bien parti pour ton défi de l’année (UTMB)

Fred (MATOSEVIC) est quant à lui déjà très loin, il a l’habitude … avec un UTMB ds les pattes, pas de soucis, il sait gérer. C’est un dur à cuir.

¾ de la descente sur la glace et la neige, une fois sur terre, je m’offre une nouvelle pause de 15 minutes : remplacement des chaussettes mouillées, je les attache sur mon sac pour qu’elles sèchent, car il y aura de nombreux passages dans la neige avec beaucoup d’occasions nouvelles pour les mouiller de nouveau.

Passage ds Tignes, le pied me fait mal, mais j’ai géré la descente sans taper ds les muscles.

12H00, La première partie de la montée du Picheru se fera avec Yoann (LORRAIN) qui est avec moi au ravito de la daille, DOM (QUETIN) est là pour nous encourager, il nous annonce que Fred G est devant à ½ heure.

Yann profite de quelques passages à l’ombre pour ‘refroidir’ la machine, je le laisse au bout d’un tiers de la montée, j’apprendrai à l’arrivée que les barrières horaires ont eu raison de lui (pourtant lui aussi finisher de l UTMB .. .autant dire qu’il ne fallait pas trainer sur le parcours pour finir.

Je retrouve mon Fred qui n’est pas bien, coup de chaud, Vomito, allongé dans les cailloux, en plein soleil, il a l’habitude de gérer ces situations mais là il est bien entamé. Il repartira …. Je vous laisserai suivre la suite ds son résumé.

Au ravito du lac de la sassière … le marathon est franchi, je reviens sur Damien (PAGNOT) qui n’est pas très bien, il a un début de nausée… pas bon signe pour la suite.

De mon côté, je suis ‘bien’, Changement de chaussette et maillot

Nous décidons de repartir ensemble, nous ne nous mettons pas la pression … étape par étape, je ne pense plus à mon pied qui me fait mal, car depuis, les douleurs musculaires des cuisses ont presque pris le dessus.

L’objectif maintenant est de finir, ENSEMBLE, il nous reste 29 km à réaliser

Encore merci à notre DOM qui est de nouveau là pour nous encourager au 50e (au Formet)

Vient la seconde très grosse difficulté de la journée, l’aiguille PERS, 1400 de D+ en passant par le col de l’iseran à mi-chemin.

Nous avons bien géré la montée, puis dans l’ascension finale, Damien à un de nouveau un coup de moins bien, il a eu du mal à prendre des calories au ravito du col, après quelques pauses et pâtes de fruits, de nouveau étapes par étapes sans penser au sommet, nous sommes en haut OUF, le plus dur est fait, … ou presque, il reste un passage sur une corniche où le vide à gauche n’est pas très loin L L j’avance , la tête tournée à droite et ma main gauche me cache la superbe vue à gauche (…. Le vide)

Je limite mon champ de vision au stricte minimum … mes pieds, et c’est Damien qui m’informe du reste à franchir.

Une nouvelle pause bien mérité s’impose au sommet, Damien retrouve des couleurs, il est en meilleur état, on sait maintenant que ça va le faire,

Une belle partie de ski nous attendant pendant toute la descente, sympa, on s’est bien éclaté.

De nouveau un passage au ravito du col avant de franchir la dernière petite difficulté de la journée +300 de D+, soit 2 pierres plates (notre référence en terme d’entrainement pour nous les SGH, ET oui, quand on est Hericourtois, on fait avec ce que l’on a … mais c’est toujours mieux que les hollandais ou les parisiennes que nous avons croisés.

Mais, là … mauvaise nouvelle, on nous annonce que nous n’avons plus que 9 minutes d’avance sur la barrière horaire (barrière qui n’a cessée d’évoluer par l’organisation pendant toute la course .. ; du coup, difficile de se caller dessus…. Seul petit bémol de la superbe organisation de Val D’Isère.

Il ne faut donc plus tarder, nous avons même fait l’impasse de la photo dans le tunnel de la roche percée (Moi qui croyais en montant la veille en voiture que l’aiguille Pers était cette roche percée L L L Malheureusement, elle était bien plus terrible que cela) …. Mais ne valait-il pas mieux ne pas savoir avant ???

Après une petite zone encore très technique, nous franchissons le passage du tunnel avec une nouvelle émotion, toutes les difficultés sont derrière nous, il ne nous reste plus que la longue descente sur VAL D’ISERE (7Km 1200 de D-)

 

On sait que nous allons finir ds les temps, nous oublierons les dernières petites bosses difficilement visibles sur le dénivelé de l’impression que j’avais réalisé, mais qui nous ont bien coupées ds notre élan.

 

L’arche est franchie ensemble 10 minutes avant la barrière horaire après 17H30 de course (arrivée à 21H20 …. Juste avant la nuit J)

Heureux, inimaginable pour moi au moment du départ,

Merci DAMIEN pour ce ‘bout’ de chemin fait ensemble.

 

CONCLUSION :

Si nous savions ce que nous sommes tous capables de faire …. Nous irions très loin. »